Le coworking, alternative nomade au sédentarisme du traducteur

Nombreux sont les traducteurs qui travaillent à domicile. Ce mode de travail présente des avantages non négligeables: pas de temps perdu pour se rendre au bureau, pas de loyer à débourser pour un local commercial, flexibilité des horaires et, pour certains, possibilité de conjuguer plus aisément vie professionnelle et vie familiale.

Cependant, cette manière de travailler a son revers de la médaille: l’isolement. En effet, la technologie actuelle permet au traducteur d’exercer son métier sans vraiment côtoyer ses clients de visu, les demandes de traduction lui parvenant souvent par e-mail ou par téléphone. Cela vaut également pour les projets nécessitant une collaboration entre plusieurs traducteurs, ces derniers habitant rarement dans la même région. Le téléphone, l’e-mail ou Skype sont souvent le point de départ d’un travail collaboratif.

Heureusement, il existe désormais un moyen de rompre cet isolement tout en préservant la liberté qu’offre le métier de traducteur: le coworking. Ce néologisme n’a pas encore de traduction française véritablement acceptée et répandue. Néanmoins, le terme «espace de travail collaboratif» restitue assez fidèlement le concept du coworking.

Le Valais est aussi touché par le phénomène du coworking depuis l’ouverture en été 2013 de l’Espace Simplon 8 à Martigny – un espace convivial dans une grande maison proche du centre-ville. Les coworkers de Simplon 8, raccourci affectueusement utilisé par certains d’entre eux, exercent des professions variées telles qu’écrivain public, spécialiste en communication et marketing, chercheur en économie politique, spécialiste en événementiel, spécialiste en innovation, créatrice de mode et, last but not least, traducteur/traductrice.

Je fréquente assidûment l’Espace Simplon 8 depuis plus d’un an, à raison d’un ou deux jours par semaine. Non seulement je suis aussi productif que chez moi, les petites pauses-café entre coworkers n’empêchant en rien la concentration nécessaire au métier de traducteur, mais j’ai découvert des synergies insoupçonnées dans ce foyer de créativité. J’ai pu notamment assurer une prestation d’interprétariat pour un «collègue coworker» lors d’une présentation auprès d’une ONG à Genève. Et, toujours dans le cadre de Simplon 8, le bouche à oreille m’a permis d’obtenir deux mandats de traduction.

Mon expérience du coworking à Martigny est très positive et d’autres projets professionnels sont en train de voir le jour en collaboration avec l’Espace Simplon 8.

Article publié initialement sur le site de A à Z Traductions.

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APERTI à l’atelier6

Aperti c’est les portes ouvertes des ateliers lausannois et région. C’est le weekend du 21-22 mars. Nous sommes plusieurs à présenter des projets à l’atelier6.

Vous êtes évidemment bienvenus pendant le weekend officiel, mais surtout, venez faire la fête avec nous lors du finissage qu’on organise le 27 mars… Prenez à boire, vos playlists et votre bonne humeur…

Le coworking, c’est quoi?

Le coworking, on pourrait dire que c’est une forme de partage de bureaux, dans un esprit communautaire et collaboratif plutôt que commercial.

C’est une solution qui attire typiquement des indépendants travaillant dans le milieu de la technologie ou d’internet, qui n’ont pas toujours besoin d’un bureau de façon permanente, travaillent principalement sur ordinateur ou avec des petits groupes de personnes.

Plutôt que de rencontrer ses clients dans des cafés et de travailler chez soi, les personnes utilisant un espace coworking bénéficient d’un lieu professionnel à l’ambiance « café » assez informelle, dans un esprit amical, collaboratif et ouvert.

Si le partage de bureaux classique peut se définir plutôt comme « nombre de locataires fini qui se partagent les frais », l’esprit du coworking est plutôt « communauté en mouvement qui se regroupe autour d’un lieu ».

Liens en vrac

J’ai écrit une bafouille sur la page « A propos« , et j’y ai ajouté une série de liens en vrac que je reproduis ici:

Coworking Lausanne: quelques réflexions

Récemment, on m’a proposé un espace dans lequel monter une communauté coworking. En fin de compte, cela ne va pas se faire comme on l’imaginait (plus de détails suivront), mais ça m’a donné l’occasion de me plonger un peu plus dans les diverses façons dont on peut faire tourner financièrement un espace coworking.

Le tout en vidéo, pour cause de TMS.

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

J’ai enregistré des réflexions similaires en anglais, et mon ami Imran Ali de Leeds a écrit un petit billet à ce sujet.